« Alors on cueille, on pêche, on ramasse,
A s’en remplir les poches, les mains,
A s’en remplir les yeux et le cœur… »
Philippe Couronneaud célèbre l’île d’Yeu comme un organisme vivant : une terre vibrante, sensuelle, capricieuse, parfois tendre, parfois farouche. À travers une suite de tableaux courts et incarnés, le narrateur décrit la mer comme une amante, une mère, une enfant joueuse ou une souveraine sauvage.
Les paysages défilent : la pointe du But, Port-Joinville, la Meule, les Fontaines… autant de lieux transformés en scènes intimes où la nature respire, se cabre, se love, se fâche, rit et recommence. Les poissons, les rochers, les algues, les conques, les goélands ou les galets deviennent eux aussi figures du récit, porteurs d’âme, de gestes, d’humeurs.





